Nobilitas quid est ?

Qu'est ce que la noblesse ?

Noblesse des anciens Etats de Savoie

par Cédric Mottier

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Les Brunet : entre roture et noblesse ou la noblesse impossible ?


Cédric Mottier, " L'accession à la noblesse d'une famille de notaires gessiens : les Brunet. Etapes et mécanismes d'une stratégie à long terme (1366-1514) ", dans Les Nouvelles Annales de l'Ain, année 2000, Société d'Emulation de l'Ain, Bourg-en-Bresse, 2001, pp. 6-25.


Cédric Mottier, " Les Brunet d'Oyonnax-Marchon-Arbent : de la roture à la noblesse, du second ordre au Tiers Etat (1537-1746) ", dans Les Nouvelles Annales de l'Ain, Société d'Emulation de l'Ain, travaux 2005, Bourg-en-Bresse, 2005, pp. 31-71.


Résumé : En 1536, au seuil de l’invasion bernoise, la moitié des nobles de la baronnie de Gex sont des nobles récents (150 ans de noblesse au plus). Parmi eux, les Brunet, originaires de Péron- Logras, qui s’établiront bientôt aussi au nord du Bugey.

Dans l’Ain, à ce jour, les familles d’anoblis, comme les Brunet, n’ont fait l’objet que de peu d’études, notamment de la part des généalogistes des siècles passés, qui se sont intéressés surtout aux « grands noms » de la noblesse – nobles d’ancienne extraction, issus de l’aristocratie seigneuriale des XIe-XIIe siècles, ou de son entourage militaire (chevaliers) et administratif (ministériaux) –, mais aussi parce que de telles familles, bien souvent il est vrai, étaient retournées à l’état de roture après quelques générations seulement.

Partant de ce constat, j'ai entrepris, il y a quelques années, une étude approfondie de l’histoire de la famille Brunet, destinée non seulement à tirer cette famille de l’oubli dans lequel le temps l’avait rejetée, mais aussi pour poursuivre un challenge, celui d’une restitution la plus complète et la plus éclairante possible des dynamiques sociales ayant animé une famille dont la position oscilla longuement entre la roture et la noblesse, en repoussant sans cesse le moment où plus aucun donnée ne pourra se découvrir dans les documents anciens !

Pour cela, je me suis livré à une exploitation méthodique des fonds et séries d’archives concernant les anciens pays de l’Ain conservés à Bourg, Dijon, Genève, Chambéry, Annecy, Lons-le-Saunier, Lyon … Relues « horizontalement », diverses monographies communales, récentes ou anciennes, se sont avérées riches de données. Contextualisées et confrontées à divers modèles historiques, les découvertes effectuées fournissent des clés de compréhension de notre passé régional, en matière de noblesse, de société, de sociabilité, de mentalités, d’administration et d’institutions ...

Au sortir, l’histoire des Brunet, pourtant « simple » famille d’anoblis comme il en exista tant d’autres, s’avère richement documentée - et haute en couleurs ! Se pourrait-il qu’il en soit de même pour toute famille de ce type ayant vécu dans les anciens pays de l’Ain ? Les perspectives que cette étude ouvre à la recherche sur d’autres familles « honorables » ou nobles semblent en tous les cas prometteuses …

Les premiers résultats de ces recherches – toujours en cours – ont donné lieu à deux articles, dans les numéros 2000 et 2005 de la revue Les Nouvelles Annales de l’Ain. Ces deux premiers volets de l’histoire des Brunet couvrent une période s’étendant des années 1360 aux années 1740, soit près de quatre siècles de notre histoire régionale.

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La maison Brunet à Oyonnax (Ain)
(photographie : Office de Tourisme intercommunal d'Oyonnax)



Entre mythe et réalité historique ou histoire d'un mythe


Cédric Mottier, " Gris contre Cuanais (1634-1644) : le brave capitaine Brunet, une histoire retrouvée ", dans Bulletin annuel des Amis du Vieux Saint-Claude n°30 (2007), Saint-Claude, 2007, pp. 18-23.

Résumé : De nos jours, dans la vallée de la Valserine et les environs de Bellegarde, la mémoire collective conserve le nom d'un capitaine de corps-franc bugiste du temps de la Guerre de Dix Ans, Brunet, "déguillé" de son cheval d'une balle reçue à la hanche à son retour d'une expédition contre les Bouchoux. Au XIXe siècle, il était même devenu un personnage du roman historique Le médecin des pauvres. Se pouvait-il cependant que ce personnage semi-légendaire ait eu une consistance historique ? Il s'avère que l'on peut répondre par l'affirmative.

Qui était alors réellement le "brave capitaine Brunet" ? Contemporain du fameux Lacuson, qu'il eut peut-être l'occasion de combattre, il n'eut en revanche pas sa longévité, décédé en novembre 1639, âgé d'une quarantaine d'années. Quelles raisons familiales, sociales et matérielles l'avaient conduit à prendre une part active à cette guerre qui lui fut fatale ? C'est à ces questions que répond le présent article.

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Cédric Mottier, " Messire Claude-Anthoine Brunet (1641-1719), de Montréal-la-Cluse, curé de Challonges, Léaz puis Thoiry, ou l'exercice de la parenté par delà le temps ... et la mort ! ", dans Les Nouvelles Annales de l'Ain, travaux 2011, Société d'Emulation de l'Ain, Bourg-en-Bresse, 2012, pp. 50-69.

Résumé : Des faits étranges survenus dans la cure de Léaz au début des années 1690 et relatés par le curé du lieu, un Brunet, dans le registre des sépultures de sa paroisse, nous donnent à connaître d'une famille Brunet ayant vécu très modestement à Montréal-la-Cluse au cours du XVIIe siècle. Or, à la cure de Léaz, Brunet avait succédé à un noble d'Echallon, de Dons (cne de Bassy, Haute-Savoie).

Y avait-il un lien entre ces nobles d'Echallon et ceux établis à Oyonnax dès les années 1570, et qui avaient à leur service des notaires du nom de Brunet, anoblis depuis, puis devenus membres éminents du Tiers Etat bugiste ?

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Les Cusinens : nobles notaires ou notaires nobles ?


Cédric Mottier, " La dynamique sociale des Cusinens : nobles notaires ou notaires nobles ? ", dans La Revue Savoisienne, 150e année (2010), Académie Florimontane, Annecy, 2011, pp. 161-180.

Résumé : François de Cusinens (décédé en 1471), illustre représentant de ce lignage, était notaire et fut successivement commissaire d'extentes du prince-évêque et du chapitre cathédral de Genève (1445-1448), secrétaire ducal, receveur de subsides ducaux de part et d'autre des Alpes et enfin, conseiller ducal et maître auditeur en la Chambre des comptes de Savoie. Aussi loin que l'on remonte l'ascendance de François (en 1348), les Cusinens sont notaires et servent leur prince, les comtes de Genève puis, après 1401, la Maison de Savoie.

Cet article analyse ce cas emblématique de tradition lignagère de service princier et son évolution dans le long terme, parallèlement à l'évolution de la surface sociale du lignage, entre le milieu du XIVe siècle et son extinction sociale, à la fin du XVIe siècle. Le notariat était-il compatible avec la noblesse ? Les Cusinens étaient-ils vraiment d'origine noble ? Quel rôle central joua, pour leur noblesse, la maison-forte de Faramans, acquise par mariage ?

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Le blason des Cusinens ...


... probable figuration de leur maison-forte de Faramans (Haute-Savoie, cne de Vulbens) :



Les Musinens : de l'aristocratie à la noblesse


Cédric Mottier, Jean-François Terraz, " Le château et le fief de Musinens " et " Les seigneurs de Musinens ", dans (collectif), De Musinens à Bellegarde. Des origines à 1858, Association pour la Renaissance du château de Musinens, Bellegarde-sur-Valserine, 2006, 208 p., pp. 31-48 et pp. 49-96.


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Pierre de l'Espine (ca 1465-1526) : au service de Marguerite d'Autriche (1480-1530)


Cédric Mottier, " A Pollieu, une pierre tombale nous livre ses secrets ", dans Le Bugey, 102e année, n° 100 (2013), Société historique, littéraire et scientifique le Bugey, Belley, 2013, pp. 145-166.

Résumé : Une pierre tombale toujours visible en l'église de Pollieu (Ain), celle d'un certain Pierre de l'Espine, écuyer de Marguerite d'Autriche décédé en 1526, constitue le point de départ d'une vaste enquête menée dans une demi-douzaine de fonds d'archives, dans le but de répondre à une question : qui était cet homme ? C'est finalement de Lille, des archives départementales du Nord, que sont venus les documents les plus éclairants sur Pierre de l'Espine, faisant apparaître chez lui un parcours professionnel riche et varié au service de Marguerite d'Autriche, exercé bien au-delà de la province du Bugey où il se retira pour finir ses jours.

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Cédric Mottier, « Mobilité socio-professionnelle et géographique d’un officier d’hôtel princier au début du XVIe siècle : Pierre de l’Espine (ca 1465-1526), écuyer de cuisine de Marguerite d’Autriche (1480-1530) », dans Mémoires de la Société pour l’histoire du droit et des institutions des anciens pays bourguignons, comtois et romands, vol. 71 (2014), p. 147-196.

Résumé : Basé sur une approche sociale et institutionnelle, cet article propose une analyse détaillée de la carrière que Pierre l'Espine réalisa au service de Marguerite d'Autriche, entre 1503 et 1521, en décrivant la manière dont il obtint une demi-douzaine de charges, puis y renonça, comment il les exerça, dans quel environnement et quelles étaient ses fonctions. Ceci nous conduira en la cour de Marguerite d’Autriche à Chambéry, au duché de Savoie, puis à Malines/Mechelen, dans les Pays-Bas bourguignons, au château de Sanvignes, en Charolais, et au conseil de la grande saline de Salins, en Franche-Comté.

Pierre de l’Espine semble avoir servi avec cœur la princesse dont il était un familier, en une période de changements, quand l'hérédité et la vénalité des charges, que l’on commence à observer dès le milieu du XVe siècle précédent, se répandent de plus en plus largement, affectant la façon de servir le prince qui devient une question de retour sur investissement financier tout autant, sinon déjà plus, qu'une question d'implication personnelle et de compétences professionnelles.

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Musiques que Pierre de l'Espine a pu entendre jouer à la cour de Marguerite d'Autriche



Etudes en cours (à leur terme, donneront lieu à conférences puis publications) :


  • Les Delaville (De Villa) : s'éloigner pour se refaire (XVe-XIXe siècles).

  • Les nobles de Verdon, Poypon et autres familles alliées : destins croisés et alliances entre Combe de Savoie et terre de Gex (XVe-XVIIIe siècles).



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    Copyright © 2011-2015 Cédric Mottier, historien-chercheur, ancien élève de l'EHESS de Paris